Été 2026 : visites de l’église Saint Augustine of Canterbury

Située dans la communauté de Saint-Bruno-de-Montarville sur la Rive-Sud de Montréal, à vingt-cinq minutes de Montréal, l’église Saint-Augustine-de-Canterbury est un exemple unique d’architecture moderne québécoise du milieu du XXe siècle.  Tourisme Montérégie propose des visites guidées de celle-ci jusque fin septembre 2026

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Dès le milieu des années 50, alors que les lotissements résidentiels commencent à remplacer les terres agricoles, les membres de la communauté catholique anglophone introduisent une requête pour recevoir des services pastoraux dans leur langue. Elle est satisfaite en 1961 à la suite de la création de la mission nationale de St. Augustine of Canterbury Church English Speaking Parish. Peu de temps après, grâce au dynamisme des paroissiens, un terrain est acheté et l’autorisation de construire est donnée après la constitution de la nouvelle paroisse fin 1963. L’église, pensée par l’architecte Victor Prus, est voulue simple, en accord avec le vœu de pauvreté de la communauté des franciscains qui la dessert, de bois et de béton et en communion avec la nature.


Cette église catholique est assez unique au Québec, vu son plan binucléaire qui distribue, de part et d’autre d’un hall d’entrée, le lieu de culte d’un côté et la salle paroissiale et communautaire de l’autre (dans l’architecture traditionnelle Québecquoise ces fonctions sont superposées). Autre originalité : l’opacité de ses façades transformée par la lumière naturelle. L’éclairage du lieu de culte est uniquement zénithal, bien que contrasté : une douce lumière filtrée par la résille des poutres du toit inonde la nef, tandis que les poches de clarté des absides semi- circulaires qui l’entourent contribuent à dématérialiser l’enceinte. Les autels et le baptistère sont l’œuvre de lu sculpteur Jordi Bonet.


À l’extérieur, le complexe paroissial de type Church Center apparaît comme un jeu de volumes simples qui émergent du site, son soubassement de béton faisant la transition entre l’aména

gement paysager et les façades de cèdre. Au sein de l’agence, le rôle de l’épouse de Victor Prus, Maria Fisz, architecte et architecte paysagiste, est encore peu connu.
Classée « Incontournable A » par le Conseil patrimonial religieux du Québec, cette église fait partie de la douzaine d’églises qui se démarquent pour leur caractère pionnier et leurs qualités architecturales dans l’évaluation patrimoniale des lieux de culte construits entre 1945 et 1975 en Montérégie.


Les visiteurs peuvent découvrir l’église Saint-Augustine-de-Canterbury grâce à deux initiatives touristiques et culturelles.
La paroisse a collaboré avec Tourisme Montérégie et l’ATSRQ (Association touristique spirituelle et religieuse du Québec) au développement d’un nouveau circuit de tourisme religieux : Sublimes Découvertes Patrimoniales. Il s’agit d’un parcours de trois jours mettant en lumière cinq lieux du patrimoine religieux de la Montérégie à travers un itinéraires de 216 kilomètres.


Tourisme Montérégie propose également des visites guidées permettant de découvrir les nombreux points d’intérêt qui font de l’église Saint-Augustine-de-Canterbury un élément particulier de notre patrimoine religieux, de la conception architecturale unique de Victor Prus aux œuvres du muraliste de renommée mondiale Jordi Bonet.

Élisa Robert, étudiante en conservation de l’Université de Montréal, stagiaire de Docomomo Québec

Située dans la communauté de Saint-Bruno-de-Montarville sur la Rive-Sud de Montréal, à vingt-cinq minutes de Montréal, l’église Saint-Augustine-de-Canterbury est un exemple unique d’architecture moderne québécoise du milieu du XXe siècle. …

pour aller plus loin

 

VANLAETHEM, FRANCE,  Patrimoine en devenir : l’architecture moderne du Québec, Québec, Les Publications du Québec, 2012, 227 pages, ill.

 

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